Libreville,le 12 Mai 2026.Une nouvelle intoxication devenue virale sur les réseaux sociaux ce mardi 12 mai 2026 annonçait, à tort, l’interpellation et la mise en garde à vue du procureur général près la cour d’appel judiciaire de Libreville, Eddy Narcisse MINANG. Certains messages affirmaient même qu’il aurait été entendu par les services spéciaux avant d’être relâché tard dans la nuit, tandis que d’autres évoquaient une prétendue intervention de l’avocat Ange Kevin NZIGOU.
Dans un souci de vérification professionnelle, la presse judiciaire gabonaise s’est immédiatement rendue au palais de justice de Libreville. Arrivés à la cour d’appel judiciaire à 11h15, nous avons trouvé le procureur général bel et bien présent dans son cabinet, en plein exercice de ses fonctions. Une présence qui démonte formellement les rumeurs relayées sur les réseaux sociaux.
Cette nouvelle désinformation intervient dans un contexte de campagnes répétées visant Eddy Narcisse MINANG depuis le procès de Sylvia Bongo Ondimba et de Nourredin Bongo Valentin en novembre 2025. En février 2026, les avocats de la famille Bongo avaient déjà lancé une offensive médiatique en France contestant jusqu’au doctorat en droit du magistrat obtenu à l’Université Paris Panthéon-Assas University. Plus récemment encore, lors de la marche de la diaspora gabonaise organisée le 9 mai 2026 à Paris, plusieurs attaques contre les institutions judiciaires gabonaises ont été relayées sur les réseaux sociaux.
Le procureur général a rejeté catégoriquement ces allégations, dénonçant une campagne persistante de manipulation de l’opinion. La presse judiciaire gabonaise appelle ainsi l’opinion nationale et internationale à la vigilance face à la propagation de fausses informations visant à discréditer les institutions judiciaires de la République gabonaise.
