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Crise au Tribunal de première instance de Mouila / Le Garde des Sceaux tape du poing sur la table

.Par Gaël BOBOUAGNO LENGA, journaliste spécialisé dans l’actualité judiciaire et juridique.Libreville,le 25 Avril 2026.L’effervescence qui régnait dans la province de la Ngounié semble avoir cédé la place à une trêve de raison. Le mercredi 22 avril 2026, Augustin Emane, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, s’est rendu en urgence à Mouila pour dénouer une crise ouverte entre le Parquet, les Officiers de Police Judiciaire (OPJ) et la Sécurité Pénitentiaire.

#Le détonateur : Une affaire de mœurs et de stupéfiants

#Au cœur de cette tension inhabituelle, un fait divers aux implications déontologiques graves : l’interpellation de trois agents de la Sécurité Pénitentiaire, mis en examen pour le vol de produits prohibés (chanvre indien) directement au sein du Palais de Justice. Cet incident a provoqué un court-circuit institutionnel, grippant les rouages de la collaboration inter-services indispensable à la chaîne pénale.#Rappel à l’ordre et déontologie#Réunissant les acteurs dans la salle d’audience de la Cour d’Appel, le Ministre a rappelé une vérité fondamentale du droit processuel : la cohésion entre les services est le socle de l’autorité de l’État.Le Ministère Public (Procureur de la République et Procureur Général) assure la direction de l’action publique.La Sécurité Pénitentiaire garantit l’exécution des peines.Les OPJ matérialisent l’enquête.Le Garde des Sceaux a martelé l’exigence d’un travail « en intelligence », soulignant que tout manquement individuel ne saurait paralyser l’institution judiciaire.

#L’arbitrage : Une enquête double pour établir les responsabilités

#Afin de restaurer la sérénité sans pour autant occulter la gravité des faits, le Ministre a ordonné une enquête administrative rigoureuse. Cette mission est confiée conjointement à :-L’Inspection Générale des Services Judiciaires ;-L’Inspection des Services de la Sécurité Pénitentiaire.« Les résultats sont éminemment attendus pour établir les responsabilités » a précisé le Membre du Gouvernement.

#Vers un retour à la norme#Cette descente de terrain, marquée par des échanges avec le Gouverneur Francis Oyinamono et le commandement de la Gendarmerie, vise à réaffirmer la hiérarchie des normes et le respect du code de déontologie. En diligentant cette commission d’enquête, Augustin Emane opte pour la voie du droit : sanctionner les dérives individuelles pour préserver l’intégrité de l’appareil judiciaire gabonais.L’affaire est désormais entre les mains des inspecteurs, tandis que le Palais de Justice de Mouila tente de retrouver un climat de travail propice à la manifestation de la vérité

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